NE PAS CONFONDRE LE COACHING ET LES METIERS PROCHES APPELÉS COACHS (PAR MAUVAIS USAGE)
" Les seules connaissances qui puissent influencer le comportement d'un individu sont celles qu'il découvre par lui-même et qu'il s'approprie " Carl Rogers, Psychologue américain, Le développement de la Personne (1968)
Le coaching est souvent confondu avec d'autres pratiques comme la formation, le conseil, le management, la thérapie… ou encore le mentorat. Pourtant, il s’en distingue nettement :
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Le formateur : transmet des savoirs et propose un cadre d’apprentissage hors de la réalité professionnelle.
=> Le coach n’enseigne pas, il accompagne le client dans sa propre réflexion, en situation réelle.
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Le consultant/L'expert : fournit des solutions, des diagnostics et des recommandations.
=> Le coach ne donne pas de solutions, mais facilite l’émergence des propres réponses du client.
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Le manager/L'entraîneur : fixe des objectifs, donne des directives et évalue les performances.
=> Le coach n’est pas hiérarchique. Il est garant du cadre, mais c’est le client qui reste acteur des changements.
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Le thérapeute : explore les causes profondes des difficultés, souvent ancrées dans le passé.
=> Le coach s’inscrit dans une démarche tournée vers le présent et l’action future, sur une durée plus courte.
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Le mentor : personne d’expérience qui partage son savoir, ses conseils et oriente le mentoré grâce à son vécu personnel.
=> Le coach ne partage pas ses expériences ni ses conseils. Il stimule la réflexion de son client sans projeter sa propre vision.
LA BASE DU COACHING MODERNE 1 : SOCRATE (470 av J.C.-399 av J.C.)
Le coaching moderne trouve une source d’inspiration dans la maïeutique socratique : il fait émerger la vérité propre à chaque individu par le dialogue et le questionnement.
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Le coach utilise la parole comme outil principal, posant des questions ouvertes ou incisives pour favoriser la prise de conscience.
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Il reste neutre et évite d'influencer le fond de la réponse du client.
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Le coaching peut aussi ouvrir à des réflexions existentielles, au-delà des objectifs matériels.
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Un bon coach a souvent exploré personnellement les chemins qu’il propose, comme un guide de haute montagne.
LA BASE DU COACHING MODERNE 2 : CARL ROGERS (1902–1987)
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Carl Rogers est l’un des fondateurs de la psychologie humaniste. Il est surtout connu pour avoir développé l’approche centrée sur la personne (ACP), aussi appelée thérapie non-directive.
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1) L'écoute active : Le coach, à l’image du thérapeute rogersien, pratique une écoute profonde, sans jugement, pour comprendre l'autre du point de vue de celui-ci.
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2) La congruence (authenticité) : Le coach est encouragé à être lui-même, sincère, et non dans un rôle artificiel.
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3) La considération positive inconditionnelle : Le coach accueille la personne telle qu'elle est, sans évaluation, pour créer un espace de confiance.
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4) L’empathie : Le cœur de l’approche de Rogers : comprendre le monde tel que le client le vit. Le coach ne projette pas, il accompagne.
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5) L’idée que la personne détient ses propres réponses : Rogers croyait que chacun possède en lui les ressources nécessaires à sa croissance. C’est une idée centrale du coaching : le coach ne donne pas de solutions, il facilite leur émergence.
